lundi 7 décembre 2009

Je vous interdis de dire du mal de Brigitte Puck

Avertissement : Toute ressemblance avec des personnes existantes serait complètement fortuite que même qu'on aurait voulu le faire exprès qu'on aurait pas réussi.

Il n'y a pas si longtemps je vous disais tout le mal que je pense des femmes. Aujourd'hui, je me dois de voler au secours de la meilleure d'entre elles : Brigitte Puck. Car un pote me disait tout le mal qu'il pense de Brigitte Puck, sous le prétexte -très contestable- que celle-ci lui aurait fait un sale coup. Après m'avoir raconté son histoire, je me devais de prendre la défense de cette pauvre Brigitte et de contester les conclusions hâtives, erronées et même malhonnêtes de mon pote. Et pour vous prouver que Brigitte est une personne tout à fait admirable, je m'en vais vous raconter cette histoire.

Tout a commencé il y a deux mois environ. Mon ami nourrissait depuis quelques temps déjà des pensées noires. Il ne croyait plus en l'amour et encore moins à la bonté des femmes, et il tenait à le faire savoir, aussi bien pour mettre en garde de futures victimes du "beau sexe" que pour se rappeler à lui-même qu'il était sur le bon chemin. C'est ainsi qu'il a rencontré Brigitte.
Celle-ci se mit en tête qu'elle avait désormais une mission : Elle s'était convaincue qu'elle serait celle qui réussirait à lui donner espoir, à lui faire goûter à nouveau et surtout apprécier le goût de l'amour et celui des femmes. Tâche ô combien difficile quand on connait la résolution qui animait mon pote. Mais je sais que Brigitte est une jeune femme absolument pas du tout comme les autres et bien assez exceptionnelle qui, à elle seule, rachèterait toutes les fautes du genre féminin. Ainsi, je vous interdis de dire que Brigitte Puck est une bouffonne prétentieuse qui pète plus haut que son cul !

Elle se mit alors à la tâche et le cœur à l'ouvrage. Tout commença par un mail qui devint ensuite une correspondance épisodique de plus en plus intense. Ses mots toujours bien choisis étaient beaux, la tournure de ses phrases toujours poétiques et, avec beaucoup de travail, elle réussit même à faire croire, selon mon pote, qu'elle était en fait ce qu'elle n'était pas : une jeune femme différente et exceptionnelle. Elle s'acharnait et bientôt la correspondance devint des discussions quotidiennes, jours et nuits, nuits et jours, partout, tout le temps. Sa mission prenait lentement la direction du succès triomphant. Elle-même s'était mise à croire à ce qu'elle disait. Elle avait réussi à adoucir le cœur rigide de mon pote en lui vendant les promesses d'une histoire d'amour aussi intense que belle, d'une relation aussi unique que passionnée. Non ! Brigitte n'est pas une personne qui manipule les gens comme elle manipule les mots. Je vous interdis de dire que Brigitte Puck est une pauv' meuf incohérente, stupide et complètement déconnectée de la réalité au point de ne pas se rendre compte de ce qu'elle dit !

Après plus d'un mois et demi de discussion, l'envie et le désir étaient à leur paroxysme. Brigitte et mon pote (si j'ose encore l'appeler ainsi tant nos points de vue divergent sur Brigitte) étaient fins prêts à vivre l'histoire d'amour qu'ils s'étaient promise. Leur première rencontre eu lieu. Et pauvre Brigitte ! Je ne peux vous décrire quelle fût sa déception quand elle prit conscience que mon pote ne correspondait pas du tout à ses attentes ! Bon d'accord c'est elle qui est venue le chercher, bon d'accord il ne lui avait rien demandé, bon d'accord c'est elle qui a tout fait pour en arriver là. Mais comme je la comprends, elle qui se nourrit des plus beaux, des plus grands espoirs qui n'ont de prise dans la réalité, comme mon ami, bel et bien réel lui, a dû lui sembler fade ! N'importe qui dans ce cas aurait reconnu son erreur de jugement, aurait mis la situation au clair, s'excusant dignement de s'être un peu trop emballée, on se serre la main et restons amis... Oui mais Brigitte n'est pas n'importe qui, je le sais, c'est mon amie ! A son corps défendant, elle s'est offerte à mon pote. Ses lèvres, son corps, son sourire, sa tendresse, elle lui a tout donné, du moins c'est ce qu'elle lui a fait croire. Imaginez le supplice, elle a même dû pousser la corvée jusqu'à lui envoyer des textos mielleux d'un cœur et d'un corps conquis et même, l'appeler pour le revoir. Alors je vous interdis de dire que Brigitte Puck est une manipulatrice malhonnête et insultante envers les sentiments des autres !

Le calvaire pour la pauvre Brigitte a duré pendant une semaine qui a dû lui paraître une éternité. Je ne souhaite à personne l'épreuve qu'elle a enduré, à se faire offrir le ciné, des coups à boire et même recevoir des mots doux, quelle horreur ! Mais enfin, cette brave Brigitte, si chère à mon cœur, prit son courage à deux mains et trouva des excuses toujours plus crédibles les unes après les autres pour repousser la prochaine rencontre avec mon pote. Ses amis, le travail, la fatigue et même la grippe A !
Il n'y a que les sots et les idiots pour penser qu'elle aurait dû lui dire qu'elle voulait arrêter plutôt que de louvoyer ainsi. Mais Brigitte n'est pas de cette basse populace. Brigitte a préféré, et c'est tout à son honneur, semer le doute. Et mon pote, ce con, a mis au moins deux jours à s'en rendre compte ! Quel idiot ! On ne peut pas dire que sa vivacité d'esprit soit la première de ses qualités... Et quand cet abruti eu enfin la bonne idée de la confronter, Brigitte, avec tout le courage et la grandeur d'âme qu'on lui connait, eu la force de rester ancrée dans ses positions, à savoir entretenir le doute sur une situation qui pour elle était déjà entendue, et sûrement pas comme pourrait le dire certaines mauvaises langues pour apprécier pendant qu'il est encore chaud le goût du mensonge et de l'espoir. Alors je vous interdis de dire que Brigitte Puck est une connasse aussi lâche que faux-jeton !

Sa médecine semblait avoir un peu trop marché sur mon pote qui, vraiment débile, s'accrochait à l'idée que tant qu'il y a le doute, il y a l'espoir. Brigitte prit alors une décision qui lui brisa le cœur. ce n'est pas pour elle qu'elle le faisait mais bien pour mon pote. elle mit un terme à leur relation une bonne fois pour toute. Vous n'imaginez pas quel déchirement ce fût pour ma pauvre Brigitte. Elle était tellement anéantie qu'il lui fallut au moins le temps d'une douche pour s'en remettre. Mais il restait un problème qui venait encore et toujours de ce boulet qu'est mon pote. Il croyait avoir rencontré une personne dont il se sentait proche et, s'il n'avait pas trouvé en elle l'amour, il pensait au moins avoir trouvé une amie. Que fit-il alors ? Plutôt que de se mettre en colère, plutôt que de crier son dégoût, il était prêt à passer outre sa déception et prendre les choses avec calme et maturité.
Pendant ce temps, Brigitte qui avait tant souffert de cette rupture, rencontra un homme dans un bar et coucha avec lui. Mais attention, je vous interdis de dire que Brigitte Puck est une belle salope qui offre son cul au premier connard croisé dans un bar alors qu'elle repose sur la carcasse d'une rupture encore fumante !

Une des raisons pour laquelle j'estime Brigitte comme une amie chère, c'est qu'elle a une intelligence exceptionnelle qui peut parfois échapper au commun des mortels dont mon ami et moi-même faisons parti. Ainsi, il lui arrive de prendre des décisions ou faire des choses dont la finalité m'échappe. Mais comme j'ai une infinie confiance en son intelligence sans limite, je me dis que si je ne comprends pas, c'est de ma faute. Et c'est exactement la réflexion que je me suis faite quand j'ai appris ce qui suit. A nouveau célibataire, Brigitte, belle et de mœurs légères, fait bien ce qu'elle veut avec les hommes qu'elle rencontre. Par contre, qu'elle soit venue tout raconter à mon pote, avec force et détail du premier baiser au dernier coup de bite, combien ce nouvel homme lui plaisait, combien il était génial, combien elle avait peur qu'il ne veuille pas la revoir... pour le coup, ses motivations nous ont échappé. Mais contrairement à mon pote, je suis sûr que c'est pour le bien de tous ou, au pire, en se sacrifiant pour le bien de mon pote qu'elle a fait ça. Donc je vous interdis de dire que Brigitte Puck est une grosse pute sans cœur et hallucinante de vulgarité.

Et bien croyez-le ou non mais mon pote l'a mal pris ! Qu'est-ce qu'il peut être susceptible celui-là quand il s'y met ! Cette histoire était finie, c'était une évidence ! Mais il n'y a que ce crétin de pote pour vouloir la voir et y mettre un terme face à face. Bref, il voulait la revoir. Brigitte a dit oui, puis elle a dit non, puis encore oui, puis non, puis ok, elle l'appellera en sortant du travail... c'est ce qu'elle ne fit pas. Et je suis d'accord avec elle quand elle dit que mon pote qu'il a du culot quand même d'insister quand elle ne rappelle pas et que même que il veut la priver de liberté ! C'est pourtant évident que lorsque l'on dit à quelqu'un "je te rappelle" et qu'on ne le fait pas, on est assez honnête avec soi-même pour faire comprendre à la personne qu'on ne veut pas la voir. Brigitte, droite et honnête comme à son habitude, était alors tout à fait crédible quand elle a reproché à mon pote son attitude, elle qui s'est montrée irréprochable de bout en bout ! Alors je vous interdis de dire que Brigitte Puck est une sale conne malhonnête et versatile !

D'après mon pote, qui est une grosse langue de pute, si Brigitte a agi de la sorte, c'est pour qu'il porte sur ses épaules à lui le poids de sa décision à elle : cesser tout contact, parce qu'elle avait promis tout et qu'elle ne donnait rien. Ainsi, c'est lui qui demanda de ne plus se parler de quelque manière que ce soit. Puisque Brigitte et mon pote travaillaient ensemble, il alla même jusqu'à quitter son agence ! Et je suis sûr que mon pote est complètement dans le faux quand il est persuadé qu'elle est soulagée de s'être enfin débarrassé de lui. Je sais qu'il se trompe quand il imagine Brigitte se réjouir de la déception de le voir quitter l'agence.
Et maintenant mon pote ne veut plus entendre parler de Brigitte Puck. Elle lui aurait même avoué qu'il n'était pas le premier à qui elle faisait le coup... Mais je suis sûr qu'il ment. Que par exemple, elle ne va pas s'amuser avec ce nouvel homme à lui vendre des mots vides de sens pour ensuite s'enfuir lâchement.
Après tout, tant pis pour mon pote. Vous l'avez constaté, Brigitte était de toute façon trop bien pour lui. Brigitte est mon amie. Je suis sûr qu'elle trouvera un jour quelqu'un digne de ses exigences pas du tout irréalistes et qu'elle ne finira pas du tout vieille et seule et boursoufflée d'espoir.
Je la défendrai toujours et je vous interdis de dire du mal de Brigitte Puck !

mardi 24 novembre 2009

Rien d'exceptionnel

Il y a une chose encore pire que mentir aux autres, c'est mentir à soi-même. Et pourtant je suis halluciné de voir combien cette pratique est rependue parmi le commun des mortels. Qui n'a jamais été témoin, qui n'a jamais proféré des déclarations confondantes de sincérité et oubliées au plus tard le lendemain ? Qui ne s'est jamais dit qu'il ne reproduisait pas continuellement les mêmes erreurs ? Combien d'entre nous refusent de voir la réalité quand bien même elle nous explose au visage ?

Ce problème ne s'exprime-t-il pas dans toute sa splendeur quand on fait une nouvelle rencontre ? Il y a toujours quelque chose d'excitant à découvrir une nouvelle âme, elle a le même exotisme qu'une langue étrangère.. la manière de pensée, les mots sont nouveaux... ça ne peut être que la preuve d'une personne exceptionnelle et forcément différente de toutes les autres.
Alors on passe un joli coup de verni sur cette âme comme on repeint un vieux meuble.

Et puis le vernis commence à se craquer, parce que l'âme dégouline, elle est amer, acide même. On comprend ce nouveau langage et on se rend compte finalement que, si les mots sont différents, le message est le même : Je ne suis pas exceptionnel, je suis comme tous les autres.

Ni toi, ni moi, ni eux, ni personne n'est exceptionnel, ni même différent. Hormis quelques détails insignifiants, nous sommes tous les mêmes et avant toute chose, décevants. Doublement décevants même, car je croyais être exceptionnel de rencontrer cette personne exceptionnelle. cruelle déception de se rendre compte que ni elle, ni moi sommes des êtres uniques et donc, destinés...

Alors que faire ? faut-il vivre comme un misanthrope et garder ses distances, se murer dans une solitude entouré des autres ? Quelle tristesse ! Pourquoi pas arrêter de se mentir à soi-même et enfin accepter celui que je suis, ce que nous sommes tous ?

On aura toujours bien le temps de devenir exceptionnel dans les yeux de l'autre...

lundi 9 novembre 2009

Ode promise, Ode due

Du vin et des femmes ! Mon ami ! Du vin et des femmes ! La voilà la clé du bonheur ! Sourions et gardons la tête dans les étoiles, la Gravité s’occupe déjà bien assez de nous remettre les pieds sur terre ! Et l’amour ? Aux chiottes l’amour ! L’amour ça encombre et la route est longue, alors voyageons léger !

Du vin et des femmes te dis-je. L’amour est lourd et me porte sur le cœur et je te l’ai déjà dit, j’ai encore du chemin à faire. L’amour, non merci ! Vivre dans la frustration et le compromis, non merci ! Vieillir auprès d’une seule personne alors que le monde est si vaste, non merci ! Troquer la passion pour la routine puis la routine par le dégoût, non merci !

Seul ? Non… Libre ? Oui ! Libre j’ai vu et vécu des choses qui m’ont forgées plus que l’amour ne saura jamais le faire. Libre, j’ai vu des couchés de soleil allongé sur des plages de sable blanc. Libre, j’ai gravi des montagnes, tutoyé les nuages et contemplé le scintillement des villes bouillonnantes la nuit. Libre j’ai vu la mort briller dans le canon des mitraillettes et se refléter dans la lame des couteaux. Libre, j’ai croisé mille visages et écouté autant d’histoires fascinantes. Libre, je me suis amusé à me perdre dans les courbes voluptueuses des femmes. Libre, libre, libre…

Je ne les remercierai jamais assez celles qui ont un jour tenté de me faire goûter à ce doux poison. Un jour j’érigerai une statue pour leur rendre hommage. En fait, à chaque fois que je suis pris d’une gaule divine et que j’honore une demoiselle, c’est déjà un petit hommage que je leur rends. Elles sont mes petits prophètes personnels qui, en quelques mouvements seulement, ont accompli deux miracles : Le premier était de me rendre aveugle, le deuxième de m’avoir rendu la vue.
Oui l’amour rend aveugle, mais le sens commun se trompe sur la signification de ces mots. L’on croit que l’amour nous empêche de voir les défauts de l’être aimé, c’est faux ! L’amour nous empêche de voir tout ce que le monde a de beau à nous offrir.

Du vin et des femmes ! La voilà la clé du bonheur ! Certains sont faits pour vivre amoureux, d’autres pour vivre heureux. Et puisqu’il faut choisir, je fonce sans hésiter, tête baissée et surtout, sans même me retourner… Et je trinque à la vie !

vendredi 23 octobre 2009

Proposition de Loi

Préambule

Nous vivons dans une démocratie. Par essence, il s’agit d’un régime dans lequel c’est la voix du peuple qui s’exprime. A l’échelle qui est la notre, il est évidemment impossible de laisser les individus s’exprimer en leur nom. La démocratie permet alors de contourner ce problème de telle manière que, des citoyens élisent d’autres citoyens pour les représenter et faire porter leur voix.
Les personnes élues passent alors beaucoup de temps à faire changer le peuple, à le contraindre, le pousser à toujours faire « plus » par des décrets et des lois en oubliant quelque peu de se réglementer eux-même.

Problématique

Trop souvent, les citoyens qui cherchent à se faire élire et que l’on nomme par aberration de langage « nos dirigeants », estiment que la partie la plus dure du travail consiste à faire campagne et que leur élection est une finalité.
Alors qu’une élection est en fait une prémisse, le commencement de quelque chose. C’est une clé que l’on donne aux élus pour mettre en œuvre le programme qui les a amené à leur fonction.
Or, une fois élus, ils peuvent agir en toute impunité quitte à ne pas tenir leurs engagements ou même, à les trahir, leur mandat n'est jamais remis en question. Il semblerait même que, plus le poste brigué est élevé dans la gouvernance, plus les candidats ont cette fâcheuse tendance.
Arriver au pouvoir est donc devenu une simple course aux voix, même s’il faut pour cela promettre tout et n’importe quoi, faire de la politique un spectacle, un show, du divertissement, ...

Propositions

Réglementer le programme électoral. Qu’est-ce qu’un programme électoral si ce n’est une liste de choses à faire ? Une société est confrontée à des problèmes qu’il faut résoudre.
Chaque proposition qui constitue un programme électoral devrait donc : énoncer un problème, proposer une solution à ce problème, fixer un objectif clair (et pourquoi pas chiffrable) à atteindre dans un délai équivalent au mi-mandat du poste brigué.
Cela permettrait aisément de voir si, tout simplement, les objectifs ont été atteints.

Donner une vraie valeur au vote blanc. Actuellement, voter blanc a autant de signification que de pisser dans un violon. On entend ce que vous dîtes mais on ne le prend pas en compte. Or le vote blanc est un geste fort qui a une très grande signification : Aucun des candidats ne correspond à mes attentes. Si le vote blanc était pris en compte, je suis intimement convaincu que plus de monde se déplacerait jusqu’aux urnes.
Donner une vraie valeur au vote blanc signifierait que, s’il atteint 51%, les élections seraient alors à refaire et les candidats « dépréciés » n’auraient pas le droit de se présenter avant la prochaine élection.

Juger l’efficacité des élus. Conscients qu’ils ont des objectifs à atteindre en un temps donné, les futurs élus devront faire des propositions (ou autrement dit des promesses) réalistes et réalisables. Ainsi, arrivés à la moitié de leur mandat, ils devront rendre des comptes. Puisqu’on ne rit pas avec la démocratie et qu’il faut être exigeant, fixons leur taux de réussite à 80%. Si ce taux est atteint, ou mieux encore, dépassé, les élus pourront poursuivre leur mandat et présenter leur programme pour la deuxième moitié de ce mandat. Si l’objectif n’est pas atteint, les élus encourent des sanctions.

Destitution des élus. Si un élu ne parvient pas à atteindre les objectifs qu’il a lui-même fixé et qui lui ont permis de gagner son poste, c’est qu’il est incompétent. Comme nous ne sommes pas des sauvages, il sera alors soumis à un référendum. Si le référendum est en sa faveur, il pourra poursuivre son mandat et ainsi essayer de réaliser en deux fois plus de temps les objectifs qu’il s’est fixé (quel gros nul). Si le référendum est en sa défaveur, il sera destitué et de nouvelles élections devront alors être organisées.

Institution du délit de mensonge public. Une autre des raisons pour laquelle un élu n’atteint pas son objectif, c'est généralement parce qu’il a menti. Si gourmand en voix pour être élu, il est prêt à dire tout ce qu'on veut entendre. C’est tellement scandaleux que j’ai du mal à comprendre comment cela ne peut pas être puni.
La parole d’un élu vaut plus que la parole d’un citoyen dans le sens qu’un citoyen ne parle qu’en son nom, alors qu’un élu parle au nom d’un groupe.
Toute personne morale ou physique s’exprimant au nom d’un groupe, d’une société ou d’une communauté aura le devoir de tenir ses promesses et ses engagements. (cette loi règlerait du même coup le mensonge publicitaire d’ailleurs)
Ainsi, tout citoyen aura le droit de saisir les tribunaux lorsqu’il constatera un mensonge public. Si preuve est faite que le citoyen abuse de ce droit, il sera puni d’une forte amende. Si par contre preuve est faite qu’il y a bien eu mensonge (par exemple en ne tenant pas une promesse pendant la campagne ou même durant le mandat, les exemples sont légions), l’élu sera alors immédiatement destitué de ses fonctions, devra payer une forte amende et sera inéligible pendant une période de 10 ans.

Finalité

Les dirigeants ont la lourde responsabilité de conduire un pays. Ils doivent agir pour le bien de tous et non pour leurs intérêts propres. En faisant du pouvoir un Devoir et non un Privilège, en en finissant avec l’impunité que son exercice, en l’état, offre, en déplaçant l’excellence et la réussite dans le fait de servir le peuple plutôt que de le gouverner, ces propositions entendent faire de cette société, une société plus juste, plus honnête mais surtout plus efficace.

mardi 20 octobre 2009

Coupure Pub

S'il existe une race de mange-merde qui mérite de passer au bûcher pour crime contre l'humanité, c'est bien les publicitaires. Cette bande de coprophages nauséabonds mèneront à coup sûr la planète à l'explosion ; mais je leur fais confiance pour avant trouver un bon slogan.

Si je suis passé de l'ignorance à la surprise puis de la surprise au dégoût, c'est que tout a commencé avec une pub pour Quick. Une pub où ils vantent les mérites de leur institut. Comment donc ? Quick a crée un institut ? Une sorte d'université dont on pourra sortir diplômé ?
Après quelques recherches, j'ai vite pu constater que ce qu'ils appellent institut, moi j'appelle ça un site internet de 3 pages (mais je ne suis pas publicitaire...) Et que contient-il ? Et bien croyez-le ou non mais Quick nous explique comment avoir une bonne hygiène de vie et combien il est important de manger équilibré !
Je dois faire erreur, mais Quick, c'est bien cette chaîne de Fast-food qui, à l'instar de McDo (qui lui aussi a son site d'ailleur) nous engraisse depuis deux décennies ! Inévitablement est née en moi cette désagréable sensation qu'on me prenait pour un con avec un culot hors du commun. Je n'étais pourtant pas au bout de mes surprises...

Ainsi, en y regardant de plus près, j'ai pu constater que Renault nous explique comment rouler propre, Total comment préserver l'environnement ou encore Leclerc comment faire des économies et consommer moins cher.
Et moi j'ai pu me rendre compte que les publicitaires avaient trouvé un argument commercial aussi gerbant que dangereux. Je tiens tout de même à félicité ces génies du mal qui on su retourner la situation à leur faveur car ils ont réussi à nous faire croire que celui qui est la cause d'un problème est aussi le mieux placé pour en apporter la solution.

Voilà des années de cela, ils ont déclenché une bombe à retardement dans le seul but de se repaître de thunes, créant de graves problèmes de société (obésité, ...) et même écologique et mondiaux (réchauffement climatique, épuisement des ressources naturelles, ...) et maintenant que ça nous explose à la gueule, ils veulent encore ramener leur science !
Est-ce que j'ai envie que Quick et McDo s'occupent des questions de santé et d'hygiène ? Non merci (De là à ce que Ronald McDonald soit nommé ministre de la santé, il n'y a qu'un pas !) Est-ce que je veux vois Renault et Total s'occuper de la préservation de l'environnement ? Encore moins !
Sinon, tant qu'on y est, autant demander aux supporter de l'OM et de PSG d'écrire un traité sur la finesse d'esprit ; aux partisans du FN de nous éduquer sur la tolérance entre les peuples ; au gouvernement en place de sauver les valeurs de la République Démocratique ; au Pape de proposer des solutions contre le SIDA (ah pardon, il le fait déjà avec brio ! Merci Benoit !)

Vraiment, nous sommes cernés. C'est un ouvrant mon paquet de clopes que j'apprends, sidéré, que fumer tue ! J'en tombe sur le cul ! Heureusement que je suis déjà assis, parce que j'ouvre ma bière et, ô révélation, l'abus d'alcool est dangereux pour la santé ! Vite une cacahuète ! Comment ? Il faut éviter de grignoter et pratiquer une activité physique régulière ?! Incroyable !
Mais pourtant le chameau à l'air si cool avec sa clope au bec ! La meuf en bikini est si sexy quand elle pose devant la bouteille de bière, et dans la pub les cacahuètes parlent, chantent et dansent ! Tout à l'air si beau et merveilleux dans la pub !

Ainsi donc, depuis des années, les publicitaires avaient réussi à insinuer et entretenir dans notre esprit l'amalgame entre plaisir et bonheur, deux notions qui pourtant s'opposent (Bonheur, émotion durable qui se suffit à elle-même ; Plaisir, sensation fulgurante et courte qui demande sans cesse à être répétée... en consommant par exemple !), il faut maintenant qu'ils nous fassent croire à une conscience humaniste, toujours dans le seul et unique but de légitimé leur volonté à nous pomper un maximum de thunes, en toute impunité et si on doit tous en crever après tout tant pis, ils seront les plus riches du cimetière !

Il est urgent de ne pas laisser les responsables d'un problème nous faire croire qu'il veulent trouver la solution. C'est un des plus grand mensonge auquel on puisse nous faire croire.
Premièrement parce que le problème est justement leur fond de commerce, ce qui les fait prospérer. Ils n'ont donc aucun intérêt à le résoudre, bien au contraire.
Deuxièmement et surtout parce que le problème : c'est eux !
Honnêtement,il ne tient qu'à moi de faire attention à ce que je mange et où je vais faire mes courses. Mais ne laissons pas les publicitaires nous rassurer d'un côté pendant que les Total et compagnie détruisent la planète de l'autre côté.
Leur conscience humaniste, c'est du vent !
Vous en voulez une preuve ? Le prix du carburant va augmenter. Raison invoquée par Total : Ils récupèrent à la pompe le prix de la taxe carbone !
Quelle belle conscience ! Quelle volonté de s'investir pour faire changer les choses !

"Total, nous avons les idées mais c'est vous qui les payez !"

lundi 28 septembre 2009

Aujourd'hui, ma muse est Hortefeux

Après avoir longuement scruté mon nombril dans les articles de mon blog, je me suis dit qu’il était peut être temps de relever la tête et de regarder le monde autour de moi. Je n’irai pas jusqu’à affirmer que j’ouvre un nouveau cycle ni que la société à laquelle j’appartiens me passionne, mais après tout, pourquoi ne pas ouvrir cet espace d’expression à un champ plus vaste que ma petite personne. Ceci est donc le point de vue d’un novice, j’espère que vous saurez l’accueillir avec toute l’indulgence que je demande.

Et dernièrement, l’actualité qui attire mon attention est la volonté de Mr Brice Hortefeux d’installer un large dispositif de vidéosurveillance dans les rues.
Pas con le Brice, à tous ceux qui crient à l’invasion, l’intrusion et au flicage, il répond par un argument de choc : « Si vous n’avez rien à vous reprocher, vous n’avez pas à avoir peur d’être filmé. ». Pirouette au combien subtile qui d’emblée pointe un doigt accusateur sur le quidam qui oserait ouvrir sa gueule, car cette affirmation insinue une question beaucoup plus pernicieuse : « dis donc, tu te plains des caméras ? T’aurais pas un truc à te reprocher par hasard ? ». Franchement quel saint ou quel être animé de la plus flagrante des mauvaises fois peut affirmer le contraire ?
Je ne suis pas un dealer, ni un voleur, ni un violeur, je n’ai commis aucun crime et peut-être que quelques petits délits mineurs et pourtant, je peux vous assurer que, comme tout à chacun, j’ai plein de trucs à me reprocher ! Je l’avoue, il m’arrive de me curer le nez, de me gratter le cul, rarement maintenant il m’arrive de fumer un joint et très souvent de me retourner sur une meuf pour mater son cul. Et s'il me prend l'envie de traiter un arabe d'auvergnat, est-ce que j’ai envie que l’œil de la caméra soit braqué sur moi à ce moment là ? Non évidemment, car à chaque fois, je prends soin de voir si personne n’est témoin de mon menu forfait !

Mais notre Briçounet ne s’arrête pas là : « Vous le savez, les caméras de protection font déjà partie de notre quotidien : lorsque vous faites vos courses au supermarché, lorsque vous retirez de l’argent au guichet de votre banque ou que vous utilisez les transports en commun, vous êtes filmés, vous le savez déjà. Qui cela dérange t-il ? ». L’analogie est séduisante mais il semble oublier un détail qui a son importance : Dans tous les cas les individus filmés entrent en interférence avec un espace privé. Qu’un particulier veuille mettre des caméras chez lui, qu’un patron de magasin veuille mettre une caméra dans ses rayons je peux le comprendre, c’est un espace qui leur appartient et dont ils peuvent disposer et sécuriser tel qu’ils l’entendent. Mais à qui appartient la rue ?

D’accord, nos dirigeants sont garants de la sécurité de nos espaces publics. La réponse à « l’insécurité » (thème ô combien cher à nos politiques) pourrait être les caméras de vidéosurveillance : « Je suis naturellement attaché à la préservation des libertés individuelles. Je le dis clairement, et chacun peut le voir, la vidéo, c’est de la protection avant d’être de la surveillance. Les caméras ne sont pas intrusives, elles ne sont pas là pour épier, mais pour protéger. ».
Premièrement, il essaie de tronquer une caractéristique propre à une caméra. Qu’on le veuille ou non, une caméra vous fixe et vous épie et ça tout le monde le sait et s’en rend compte. Il n’y a qu’à voir comme, par exemple, dans une soirée anodine entre amis, l’atmosphère change, comment les corps se figent dès que quelqu’un sort un appareil photo. De plus, les caméras de vidéosurveillance tournent de manière continue et ne se déclanchent pas par miracle quand soudain, elles sentent poindre un crime ou un délit… Elles filment donc tout, tout le temps… je crois qu’à ce stade là, c’est se foutre de la gueule du monde que de dire que ce n’est pas « intrusif ».
Deuxièmement, on peut s’interroger sur l’efficacité d’un tel procédé. Je me suis donc renseigné et très vite j’ai découvert des études qui démontrent la totale inefficacité de la vidéosurveillance (étude réaliser par exemple à Londres, capitale du flicage à la caméra). S’il m’a fallu 3 minutes pour trouver cette étude, moi qui m’intéresse autant à l’actualité qu’un pygmée s’intéresse à la chaîne du froid dans la conception de la tomme de Savoie, j’imagine que le ministre de l’intérieur a aisément eu vent de telles enquêtes.

Si ce procédé n’a donc que très peu d’effet sur les délinquants, la racaille, les fauteurs de troubles, les gros méchants bouh qui sont méchants, on est en droit de se demander quel effet il peut avoir sur le quidam lambda, celui qui est justement censé ne rien avoir à se reprocher.

Comme je l’ai suggéré plus haut, le comportement change sous l’œil de la caméra et ce n’est pas la peine d’être en train de poignarder une petite vieille pour lui piquer son sac pour se sentir épié, surveillé, jugé. En d’autres termes, on se fige et nous perdons notre sens de la spontanéité. Quelque part nous avançons comme des machines qui répondent à un code bien précis, dans la peur de se trahir soi-même. Ce n’est pas sans me rappeler quelques paragraphes du « 1984 » d’Orwell où les personnages ont peur d’aller dormir, craignant de se trahir en parlant durant leur sommeil.

Le videosurveillance ne nous ferait donc pas vivre dans la peur des autres mais dans la peur de soi-même, une peur qui fige, qui tétanise, annihilant toute volonté et esprit d’initiative, en un mot comme en cent, on devient des moutons. Attitude bien inviable pour les puissants qui nous dirigent.
Attention, je ne parle pas là d’un complot fomenté par quelques-uns mais plutôt une sorte d’atavisme politique perpétué par ceux qui accèdent au pouvoir.

Cette réflexion m’amène à une autre constatation, celle de la prolifération de lois depuis que notre petit Nicolas est président de la république. Pas un fait divers qui amène à une nouvelle loi. Tout devient réglementé, guidé, réprimé, puni.
Or quel est l’effet d’une loi si ce n’est l’obéissance aveugle à une règle sans chercher à en comprendre son fondement ?
Ne me faîtes pas dire ce que je n’ai pas dit, il y a effectivement certaines lois nécessaires (prenons par exemple le commandement « tu ne tueras point ») que n’importe qui peut concevoir comme juste et nécessaire. Mais s’il existe une loi pour chacune des actions qui guide le comportement individuel en société, cela n’a-t-il pas pour effet de nous déresponsabiliser ? Plus la peine de se casser le cul à savoir ce qui est bon ou mauvais, à ce qui est juste ou injuste, ce qui est honnête ou malhonnête puisqu’il y a une loi qui me dit comment je dois faire ! Bref, est-ce que la prolifération des lois ne fait pas de nous des idiots qui ne savent plus réfléchir ?
Encore une fois, dans cette foutue démocratie (où, par définition, le pouvoir est censé appartenir au peuple), ne serait-ce pas une bonne chose pour ceux qui accèdent au pouvoir (et qui entendent le garder aussi longtemps que possible) de faire des citoyens une masse d’abrutis informes ? Abrutissement grossièrement et largement entretenu par les médias et la télé-poubelle (mais c’est un autre sujet)

Ainsi donc, et pour résumer, la videosurveillance, tout comme les lois, ne serait-elle pas qu’un moyen, sous couvert de protéger nos braves citoyens, d’asservir les masses et laisser aux puissants les mains libres pour faire de nous ce que bon leur semble dans le seul et unique but de préserver et faire perdurer leurs privilèges personnels ?

C’est une démonstration et un avis qui soulèvent sûrement bon nombre de questions, une pensée caduque et quelque part incohérente, mais encore une fois, je ne suis qu’un novice !

jeudi 27 août 2009

Les femmes sont haïssables, les hommes sont lâches


Voilà quelques temps déjà que nos deux blogs se regardaient sans vraiment oser s’affronter, se toisaient, déployant de vains efforts pour prouver que chacun n’existait pas dans le monde de l’autre. Il était grand temps de combler ce fossé d’indifférence, sortir nos gants de boxe, aiguiser nos plumes et de foncer têtes baissées dans la bataille, notre bataille préférée, évidemment ! (Nos lecteurs concèderont aisément l'ampleur de la tâche tant il est difficile d'écrire avec des gants de boxe). Vous n'avez jamais osé dire tout le mal que vous pensez du sexe opposé ? nous non plus... par contre on l'a écrit…

*** 

« Ce que femme veut, Dieu veut »
– proverbe pessimiste –
« Et mon cul ! C’est du poulet ? »
– expression populaire –


J’ai récemment appris que mon blog était suivi par un nombre grandissant de personnes. Cela ne m’enchante pas du tout et ajoute un poids inutile sur mon pauvre dos qui souffre déjà bien assez. J’ai également appris qu’une grande partie de mes lecteurs, pour ne pas dire la majorité, étaient des lectrices. Ce blog devient alors, et pour mon plus grand plaisir, la tribune idéale pour plaider une cause qui me tient à cœur. Car c’est à vous mesdemoiselles et mesdames que je m’adresse. Mais aussi à vous messieurs. Car j’attends de vous l’indéfectible soutien de mes compagnons à l’orée d’une aire nouvelle ! C’est pour nous tous que je parle aujourd’hui, que je sacrifie ma personne aux insultes, à la vindicte, à la colère féminine à venir. Et quand elles m’auront pendu par les burnes et qu’elles danseront, cracheront, marcheront sur ma dépouille meurtrie, j’espère que vous m’érigerez en martyr qui a donné sa vie pour une cause noble et juste mais surtout, une cause couronnée par un succès triomphant. Alors voilà, je fais craquer mes phalanges, je fais craquer les os de ma nuque, je prends une grande inspiration et je me lance.

Plus mon expérience se forge, plus le constat devient inévitablement vrai et sans appel : Les femmes sont haïssables. Tout en elles n’est que manipulation, mensonge, caprice, flatterie, chantage affectif, jalousie, bavardage, compromis, ruse, tricherie, papillonnage et louvoiement, superficialité des apparences, jeux de pouvoir et de séduction, faux-semblants, mesquineries, exigence, sous-entendu, reproches, trahison, j’en passe… Il doit bien exister sur internet une liste exhaustive de tous les maux contenus dans la boîte de Pandore.
Le supplice pour nous les hommes – créatures à l’esprit simple – c’est que nous sommes contraints, pour obtenir les faveurs de leur corps, d’obéir aux lois de cette dictature névrosée et insensée dont la finalité n’est qu’il n’y aura à ce vilain jeu que des perdants.
Attention, quand je dis « à l’esprit simple », j’entends que nous concevons et pensons les choses telles qu’elles sont. Je suis sûr que la bonne moitié des lecteurs aura compris. Il n’y a que l’esprit obtus d’une femme pour faire l’amalgame entre esprit simple et simple d’esprit.

J’ai même acquis la certitude que si mère nature n’avait pas pris la précaution d’inscrire dans nos gènes cet irrépressible désir pour leur corps, il y a bien longtemps que nous nous serions détournés de ces créatures nuisibles, condamnant par la même occasion notre espèce à l’extinction, ce qui eut été une bonne chose au moins pour la moitié de l’humanité.
Mais ce qui est le plus tragiquement comique dans cette farce, c’est que ce comportement détestable, les femmes, jamais à court de bassesses, ont trouvé le moyen de nous le reprocher, à nous ! Les hommes !
On ne compte plus les pétasses qui, juchées sur leurs talons aiguilles, ont un jour bavé cette vérité : « Mais de toute façon y a que not’ cul qui vous intéresse ! ». Ce à quoi je m’empresserai de répondre « Evidemment grognasse !» puisque tout le reste est à éviter, à fuir, proscrire, bannir, à enterrer mille pieds sous terre sous une chape de plomb recouverte d’une dalle de béton.
Aux quelques septiques pas encore convaincus, je prendrais en exemple la pauv’ fille grosse ou moche ou même les deux à la fois, qui éprouve les plus grandes difficultés à ne serait-ce que se prendre un coup de bite providentiel, ou encore cette lutte névrosée contre les kilos en trop, ou alors cette course effrénée vers les accoutrements sexys et le maquillage ! Si ce n’est pas là une preuve irréfutable que seule leur beauté est digne d’intérêt ! Et mieux encore, qu’elles en ont parfaitement conscience !

Comme je ne voudrais pas être taxé de misogyne primaire, je concède bien volontiers qu’il existe, de-ci de-là, quelques spécimens du beau sexe, du sexe faible (les images mensongères ne manquent pas pour qualifier cet émissaire de l’antéchrist) qui échappent à la règle et dont je suis heureux d’en compter quelques-unes parmi mes amies. Il y a bien sûr aussi les prostitués, catégorie de femmes qui mérite toute notre considération et injustement dénigrée par la société qui, pour le prix de l’inévitable resto/ciné, nous épargne le bla bla et les faux-semblants pour nous donner sans contre partie chèrement acquise ce que l’on veut. La perspective semble tellement honnête que j’envisage de plus en plus de me laisser séduire.

C’est un fait, nous sommes esclaves des femmes, elles ont le pouvoir. Malheureusement, comme toujours, ce pouvoir n’est usé que pour faire le mal, répandre la désolation et le chaos.
Quoi de plus humain ? Quoi de plus féminin ?

Mais rassurez-vous messieurs car j’ai deux bonnes nouvelles !

La première est qu’aussi fort est le lien qui a pu nous unir à l’une de ces créatures, il arrive toujours un moment où il se brise, lorsque l’on découvre la vraie nature de l’être un jour aimée et/ou désirée.
La deuxième c’est que des femmes, il y en a partout ! Impossible de tourner la tête sans tomber sur un spécimen ! Après ce long procès, cela peut sembler paradoxal que la quantité pléthorique de femmes sur terre soit une bonne nouvelle. C’est pourtant leur plus grande faiblesse et pour nous, je veux dire les hommes, notre échappatoire. L’or est précieux parce qu’il est rare, tout le contraire des femmes…

Avant toute chose, je crois qu’il est essentiel de considérer une relation avec une femme comme un avantage, un petit plus dans la vie et surtout pas comme quelque chose d’essentiel. (bientôt j’écrirai une ode au désengagement). Cela nous permettra quand elle deviendra inadmissiblement  insupportable, à savoir qu’elle pensera que tout lui est dû, qu’elle exigera plus qu’elle ne mérite, qu’elle prendra plus qu’elle ne donnera, quand le moment viendra où il faudra choisir entre avoir de l’amour propre ou de l’amour pour elle, de la dégager sans autre forme de procès. Merci, au revoir ! Messieurs, ne craignez pas la solitude, ça ne durera pas longtemps. Si vous en avez séduite une vous les séduirez toute puisqu’elles sortent toutes du même moule sculpté par Satan en personne.

Je n’œuvre pas pour la guerre des sexes mais bien au contraire pour la paix des ménages. Vous pouvez faire ça chacun de votre côté messieurs, et voir le fruit de votre action récompensé mais limité. Alors hommes de tous âges et de toutes conditions, unissons-nous !
Copiez ce message et envoyez-le à tous vos contacts (n’oubliez pas de mettre l’adresse de mon blog, ma part féminine me prévient que je pourrais m’enrichir grâce à cette révolution). Comme ces chaînes de mails que l’on reçoit quotidiennement, à la grande différence que, si vous ne faîte pas suivre, le malheur s’abattra réellement sur vous.
Cette mauvaise plaisanterie n’a que trop durée. Il est temps messieurs de relever la tête mais surtout, il est temps de donner aux femmes cette petite place et ce peu de considération qu’elles s’acharnent à mériter.

Il est trop tard mesdemoiselles, repentez-vous ou fuyez car le vent de la révolution souffle déjà au-dessus de vos têtes et il fera bien plus que de foutre en l’air votre joli petit brushing !
Cyril

***

Lettre ouverte aux hommes.

Voilà, un sujet vaste compliqué, complexe, torturé et surtout inconnu, pour nous les femmes. Il y a peu de temps je mettais les hommes sur un piédestal…oui enfin à ma façon. Pour moi, ils étaient l’ennemi, celui qu’il fallait que je provoque en duel, celui à qui je devais prendre le pouvoir pour me sentir bien. Il fallait que je lui montre que je n’avais pas besoin de lui, qu’il me voit forte, indifférente et indépendante. Alors, je mettais tout en œuvre pour prendre le pouvoir, je me faisais de beaux brushings, je mettais des mini jupes et un peu plus de noir sous mes yeux. L’homme est finalement simplet, une belle paire de seins et les bons mots pour flatter son égo, et il vous dira ce que vous voulez entendre. Oui, mais dans mon stratagème j’avais complètement oublié une composante : la sincérité.
Cet homme là, ne comprends rien en fait, il croit que tous mes artifices je les sors pour  le frustré, pour le nargué…S’il savait comme il se trompe. S’il savait que si je fais ça, c’est pour avoir l’illusion d’avoir un peu plus confiance en moi, mon seul but est que ce même homme me trouve belle et désirable, parce que moi, ce soir avant de partir quand je me suis arrêtée devant la glace je n’en étais pas vraiment sûre.
L’homme ne le comprend pas. Alors oui, il me dira ce que je veux entendre, me flattera sur mon sourire, mes yeux, mon regards mais non pas parce qu’il le pense vraiment mais plutôt parce qu’il est trop lâche pour m’affronter.
Vous n’entendrez jamais un homme dire « NON » tout simplement. Il aura toujours une énorme raison, valable et bien sûr qu’il ne peut pas contrôler : « Chéri, tu n’es pas allé faire les courses ? » demande-t-elle, il lui répondra qu’il n’avait pas le temps et que de toute façon c’est samedi et qu’il faut être débile pour faire les courses le samedi, « Tu veux juste me baiser, c’est bien ça ? » lui demande -t-elle en femme libérée, lui, lui répondra que non il ne faut pas qu’elle le prenne comme ça, qu’il y a un truc, une complicité et même des sentiments…mes pauvres idiots !
Le temps où les femmes vous croyaient est lointain. Une révolution est en marche. La femme a changé. Elle a désormais autant besoin de vous, que vous vous avez besoin d’elle. Elle n’est plus ingénue ou crédule, elle est intelligente et indépendante. Mais vous avez cette fâcheuse tendance à oublier qu’elle reste fragile et surtout humaine. Alors, la voilà cette nouvelle femme, qui vous attire plus que jamais. Elle est fatale, elle est dangereuse, mystérieuse, elle vous attire de tout votre être  mais elle vous enlève un peu de cette virilité, selon vous en tout cas. Elle ne vous considère plus comme le protecteur, le sauveteur, ou même le père. Elle a besoin de vous mais vous le montre moins et vous savez qu’elle peut partir du jour au lendemain, vous laissant seul avec vos états d’âmes. Elle souffrira…vous aussi. Alors ça vous fait peur. Et là on tourne en rond, on en revient à la lâcheté, à cette peur folle que vous avez d’être seul. Alors l’image de toi change homme, je me dis que finalement tu n’es qu’un enfant. Tu passes de mâle à Homme. Celui qui a tout mon respect. Tu me dis que tu me quittes parce que tu ne m’aimes pas, je te respecte. Tu pleures quand je te quitte, je te respecte. Et là j’ose, dans ces moments là, j’ose enlever ma mini jupe et mettre un jean trop large, je me démaquille et j’enlève mon soutien gorge qui me fait des gros seins pour me donner à toi telle que je suis car c’est ce que tu as fait avec moi. Je retrouve foi en ta gente quand tu agis de la sorte et je me dis que je tomberai bien amoureuse…mais tu m’en empêches. Car tes collègues, tes potes, tes congénères, en un mot VOUS, vous avez un passif. Vous n’aimez pas les femmes pour ce qu’elles sont, vous les aimez pour vous rassurer. La maitresse mère n’existe plus. Je ne suis pas là pour te rassurer sur ta virilité, je suis là pour aimer ta virilité, l’intégrée en moi, la subir. J’aime le sexe, je te le réclame même des fois plus souvent que toi. Tu aimes ça mais encore une fois tu as cette peur de ne pas assumer, de ne pas être à la hauteur. Alors au lieu d’être courageux, de me dire que tu te sens pas à la hauteur, de me dire que tu as peur pour me laisser te montrer que moi aussi des fois je peux mener le jeu, et que je peux être la force, tu vas fuir encore une fois. Te dérober, c’est ce que tu sais faire de mieux toi l’homme.
Ta lâcheté nous fait souffrir nous les femmes, nous les victimes chaque fois un peu plus forte. Alors, pour éviter de souffrir de nouveau, je vais mettre mon décolleté plongeant, mon brushing parfait, mes chaussures à talons, je vais sortir et je vais tout faire pour que tu ne voies pas à quel point tu m’as rendu malheureuse en te séduisant. Parce que finalement à chaque fois j’y crois, à chaque fois je me dis que peut être tu seras un peu moins lâche que les autres.

Ne va pas croire que je suis idiote ou stupide de replonger à chaque fois, mais il y a quelque chose, une richesse, un secret, que moi, femme, j’ai, et que tu n’as pas. C’est que moi j’ai foi en toi.
A tord peut être….

Nelcie

vendredi 17 juillet 2009

Le timing de l'univers

Voilà des mois que j'essaie d'écrire cet article, d'expliquer avec des mots la pensée claire d'une notion que j'ai moi-même du mal à saisir et que, pourtant, voilà près de 2 ans, j'ai inscrit sur le frontispice de ma vie, qui guide mon existence : "Suis le timing de l'univers".
En toute sincérité, je ne pourrais pas démontrer "scientifiquement" cette notion. Il faudra faire preuve de tolérance et d'une intolérable ouverture d'esprit pour, ne serait-ce, qu'y adhérer. Il est même fort probable que ma théorie en laisse plus d'un dubitatif voire, moqueur.
Comme souvent, expliquer une théorie revient à trahir une pensée. Je ferais appel à des métaphores et autres comparaisons qui, aussi imprécises et réductrices soient-elles, auront au moins l'avantage de faire toucher du bout du doigt ce que j'essaie aujourd'hui de partager. Mais qu'importe. Puisque vraie ou farfelue, j'ai foi en cette notion et me demander une preuve irréfutable de son existence est aussi envisageable que demander à un croyant, ce que je ne suis pas, une preuve de l'existence de Dieu.

Alors voilà : J'affirme que l'univers avance et perdure selon son propre rythme, son propre timing. Soyons clair. Je ne dis pas que l'univers a un plan ou poursuit un but. Je ne pense même pas qu'il ait un sens. De la même façon, il est évident que nous ne pouvons entraver la marche de l'univers en suivant son rythme ou pas. L'univers continuera à avancer, à chacun de décider s'il veut avancer avec lui, à son rythme et comme il l'entend ou bien de rester sur le bord de la route. D'une certaine manière, l'univers a autant de rythme et de sens qu'une mélodie.

Le rythme de l'univers n'est pas une valse, ni un rock, ni même un tango ou une salsa. En fait c'est un rythme qui échappe à l'entendement humain. Je pense même que c'est pour cette raison que l'on se sent si souvent perdu ou désemparé face à la vie ou au sens qu'on essaie de lui donner. Comme sur une piste de danse, quand on essaie de se trémousser sur un air sans en trouver le rythme et que l'on se sent gauche et maladroit. Le rythme de l'univers, on ne peut tout juste que le ressentir. Chercher à le comprendre serait aussi vain qu'un de mes globules rouges qui chercherait à comprendre celui que je suis.
Pour vous figurer le timing de l'univers, imaginez un ensemble philharmonique composé d'une infinité de musiciens où chacun a sa partition à jouer. Les musiciens sont tout ce qui existe. Les atomes, les étoiles, les plantes, les arbres et bien-sûr, nous, les hommes. Celui qui sait jouer sa partition entendra une mélodie douce et enivrante, la vie semblera "couler sous le sens". Et quiconque est un jour entré en résonance avec le timing de l'univers sait combien le rythme de la vie rime d'une poésie infinie.
Mais dès la moindre fausse note, l'ensemble philharmonique n'entendra pas la différence, mais la mélodie deviendra à vos oreilles une horrible cacophonie au point de vous faire mal à la tête, de vous emplir de pensées sombres, à vous donner envie de pleurer...
Ainsi, il est essentiel de toujours suivre le timing de l'univers, si l'on ne sait pas pourquoi, l'univers, lui, sait, et vient toujours le moment où l'on comprend. Car vouloir aller à l'encontre de l'univers est aussi inutile et fatiguant que d'essayer de monter un escalator à contre sens.

Si tout ce que je viens d'écrire peut ressembler à l'argumentaire caduque d'une sombre secte, ce que je m'apprête à dire peut paraître aussi mauvais qu'une réclame pour un produit amincissant du télé-achat mais : avant, le timing de l'univers, je le subissais car je n'avais de cesse d'aller à son encontre et puis je l'ai découvert et cela a changé ma vie !

C'est lors de mon premier voyage en Amérique du Sud que je l'ai découvert. Je suis allé le chercher en quelque sorte. Je prends même mon compagnon de voyage d'alors, David (qui a d'ailleurs la rare et enviable qualité de toujours écouter le timing de l'univers) pour témoin. Nous n'avons eu de cesse de suivre le timing et nous avons fait le voyage parfait. Enfin presque. Une seule fois nous lui avons tenu tête et nous avons été punis. Écoutez plutôt :
Nous étions sur une île paradisiaque au Brésil, unis comme des frères à nos compagnons. La joie, la fête, le plaisir et le bonheur marquaient l'empreinte de chacun de nos pas. En fait il ne manquait plus à ce petit goût de perfection que des femmes à nos bras. Qu'a fait l'univers alors ? Il a envoyé dans notre chambre (pièce que l'on partage avec des inconnu(e)s) trois brésiliennes chaudes comme la braise le lendemain du jour où David et moi avions décidé de quitter cette île pour Sao Paulo ! Si ça ce n'était pas un signe de l'univers ! Et qu'avons nous fait ? Plutôt que de rester nous sommes partis. Et que nous est-il arrivé alors ? La punition ne s'est pas fait attendre. Le lendemain nous vivions la peur de notre vie puisque l'on se faisait braquer les mitraillettes par une brigade de policiers alors que nous transportions sur nous près de 100 grammes de weed. Aujourd'hui encore je ne sais par quel miracle ils n'ont rien découvert et je me plais à croire que l'univers ne cherchait qu'à nous donner une bonne leçon plutôt qu'à réellement nous punir. Deux jours plus tard nous étions dans une auberge sordide de Rio où nous partagions notre chambre avec des individus qui n'inspiraient pas du tout confiance. Tout le contraire de nos 3 petites brésiliennes offertes. Nous étions dans notre petit purgatoire, prêts et décidés à suivre le timing pour de bon. Ce que nous avons fait jusqu'à la fin de mon séjour - et même après encore - période où je ne me suis jamais senti aussi libre et heureux.

Moi, ma partition, je l'ai joué à la perfection pendant près d'un an. Pas une fausse note. Il y avait presque du génie, dans mes choix, mes décisions, mes rencontres et ce que j'en ai fait de tout ça. Et puis un jour je l'ai perdu. Peut-être était-ce un moment de doute. Sûrement par orgueil. J'ai cru que l'univers m'écoutait. Que je pouvais aller plus vite que la musique, qu'il me suffirait de monter cet escalator en sens inverse pour atteindre le sommet et que par ma simple volonté je pouvais courber la marche de l'univers. Alors autour de moi, tout s'est écroulé et ma vie tient aujourd'hui toute entière dans une valise...

Halleluja !

Car si j'étais celui qui sait écouter, il restait une part de moi et de mon passé que je ne pouvais pas supporter. Ce livre est bel et bien fermé maintenant. Aujourd'hui s'ouvre à moi une nouvelle page toute blanche sur laquelle je vais commencer par écrire "Je vais devenir celui que je veux être". Ce n'est pas chose aisée de rattraper le cours des choses. Cela exige beaucoup d'abnégation et pas mal de sacrifices. Mais avec de l'humilité, de la patience et beaucoup d'envie, je sais que j'entendrais à nouveau sa mélodie.

La vie est une musique, la vie est une danse. Écoutons-la est entrons dans ses pas ! Il ne faut pas comprendre mais juste vouloir, il ne faut pas prévoir mais juste réagir. Il faut suivre le chemin. Même s'il n'est pas tracé, des signes pointent la direction. Il suffit d'ouvrir ses yeux, son cœur, ses oreilles, son esprit et son âme. Il suffit d'être ouvert au champ des possibles.
Et quand une porte se dresse devant nous, il faut la franchir, il ne faut pas la contourner ni s'en détourner. Même si l'on ne sait pas pourquoi, la vérité et le sens peu à peu se feront jour pour nous offrir le joyau de cette quête universelle, la seule qui en vaille la peine : Être heureux !

samedi 27 juin 2009

"Et sinon tu fais quoi dans la vie ?"

Certes je suis devenu un honnête travailleur. Mais ce statut enviable - particulièrement en cette période de crise - ne va pas, comme en toute chose en ce bas monde, sans quelques contre-parties.
Ainsi, mère nature ne m'ayant pas gratifié d'un physique d'Apollon, j'ai basé ma séduction sur mon "à propos" et force est de constater qu'il est plus difficile à présent de me lever de la meuf !

Il arrive toujours l'instant où, lors d'une discussion avec une étrangère croisée au hasard d'un comptoir, elle pose la question jadis tant attendue : "et sinon, tu fais quoi dans la vie ?".
Il n'y a pas si longtemps, la conversation standard qui découlait de cette question se passait à peu près ainsi :

- "Je suis scénariste et jeune réalisateur en devenir..."
- "C'est cool ça" répondait-elle fort justement (car il est vrai que c'est très cool comme statut social) "et t'écris quoi comme genre de scénario ?" demandait-elle toute prête à se faire happer.
- "En fait le genre m'importe peu. ce qui compte avant tout c'est une bonne histoire et des personnages forts, et généralement, le genre en découle naturellement". Ici j'insinue que j'ai réfléchi sur mon art et que, ne prenant pas cette histoire à la légère, je dois être un artiste d'une extraordinaire sensibilité.
- "J'ai déjà vu quelque chose de toi ?". Son attrait du succès et sa cupidité reprennent le dessus. Suis-je un bon parti qui vit de sa plume ? Je la rassure et lui fais des promesses :
- "J'ai vendu un scénario de dessin animé et un concept de série mais à chaque fois que je rencontre un producteur, j'ai le droit à une tape dans le dos et le même discours "ce que vous faites est formidable mais impossible à faire à la télé française"". Ici j'appuie subtilement sur l'idée que, non seulement j'ai un talent reconnu, mais qui plus est, je suis en avance sur mon époque !
Le reste de la conversation n'étant que pure formalité pour choper cette muse en quête d'auteur, je vous épargne donc les détails. je la ramenais chez moi et là encore, il était plus facile d'éblouir avec un 90 m²...

Maintenant les choses ont bien changées :

- "Et sinon tu fais quoi dans la vie ?"
- "Je suis responsable du service reprographie au sein d'un syndic de copropriétaires..."
- "Et ça conciste en quoi ?" m'interroge-t-elle déjà ennuyée par la réponse.
- "En gros j'cole des timbres et je lèche des enveloppes...". On a rarement fait plus glamour...

Il faut que je rame pour retomber sur mon schéma qui fonctionne si bien, lui expliquer que ce n'est qu'un travail alimentaire, que de toute façon nous ne sommes pas ce que l'on fait, que ma passion c'est l'écriture et que, d'ailleurs, je suis en train d'écrire mon premier roman.
Ici, ne pas oublier de faire référence à un nom qu'elle ne connait que vaguement mais dont elle sait qu'il est important, pour briller en société, de faire semblant de tout savoir sur cet auteur. je me lance donc sur le ton de la plaisanterie (on ne déconne pas avec les références vagues, il faut les respecter) :

- "Je fais un peu comme Kafka... Je reste un employé de bureau qui poursuit son oeuvre en silence..."

Rire de la demoiselle, même si je lis bien dans son regard qu'elle essaie de cacher son ignorance, mais c'est bon, nous retombons dans le schéma de la muse en quête d'auteur.

Mais quand bien même, je parviens à la ramener dans mon nouveau chez moi, à savoir un immense et spacieux 9 m², il me faut encore braver le ridicule !

"Mon nouveau chez moi est très fonctionnel, puisque la cuisine se trouve dans le salon qui se trouve dans la salle à manger qui elle-même se trouve dans ma chambre ! C'est simple, quand j'ai envie de changer de pièce, je vais m'asseoir sur les chiottes ! Je me sens même comme un géant puisque c'est la première fois que je peux toucher en même temps les deux murs opposés d'une même pièce !"

Bref, tout ça pour dire que j'avais le succès plus facile quand j'étais un original caduque que depuis que je suis un parfait petit pion. Les choses sont devenues plus difficiles, mais pas impossible et ce, pour la simple et bonne raison qu'il y a une morale à cette histoire : Peu importe qui tu es ou ce que tu fais. celui qui maîtrise le verbe contrôle la pensée. Il n'y a pas moins sincère que celui qui sait parler !

samedi 13 juin 2009

1- Le travail, mon esprit et l'oubli

Voilà, je suis entré de plein fouet dans la réalité. Ma vie était un rêve qui a duré près de 27 ans et le réveil est difficle. Enfant, je m'imaginais empereur conquérant le monde ; ado, magicien éblouissant les petits et les grands ; adulte, j eme voyais auteur, réalisateur; musicien, artriste parcourant le monde. Je ne serai finalement qu'un quidam qui passe en silence dans ce monde indifférent.

Me voilà travailleur honnête qui n'a plus qu'à poser son cul chaque jour sur la même chaise pour que la vie suive son cours... Et déjà je sens mon esprit accaparé par les futilités inérantes à la vakeur travail. Ras le bol des transports en commun bondés chaque matin par des moutons qui s'entassent et dont je fait désormais partie, attendre avec impatience la fin de journée, le week-end et le jour de paye sont devenues mes préoccupations premières.

Ce texte est un dernier sursaut de mon imagination, le testament de ce qu'à un jour était Cyril Cagnat et quiu bientôt ne sera plus... Alors ensemble, faisons un dernier rêve !